Déjà un premier bloc de ce pays en avril dernier   ICI

La plupart des Béninois utilisent le français, le fon, le yorouba ou le bariba comme l'une des langues véhiculaires. Cependant, le prestige du français comme langue des communications interethniques, ainsi que dans les domaine de la radio, la télévision et du travail, rend son acquisition pratiquement indispensable en milieu urbain. Même analphabètes, beaucoup de Béninois se donnent du mal pour pouvoir comprendre et articuler le français.

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 On distingue au Bénin trois catégories de français :

Il s'agit d'abord du français standard correspondant à celui qui est enseigné dans les écoles et utilisé dans les familles considérées comme scolarisées; c'est donc un français qui respecte scrupuleusement les règles de la langue, même de la part de ceux qui ont appris les rudiments du français à l'extérieur de l'école.

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 Mais, dans la rue ou au marché, c'est un français populaire, presque argotique, qui est utilisé; on l'appelle le français d'Afrique et il est surtout utilisé à Cotonou. Outre les termes argotiques, cette variété est caractérisée par les erreurs dans l'attribution des genres (masculin/féminin), le problème du choix entre les verbes avoir et être dans la conjugaison aux temps composés («il a tombé», «j'ai parti», etc.), les énoncé nominaux («moi venir», «toi rien comprendre»), sans oublier les interférences linguistiques (ou mélanges des langues).

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 La troisième variété de français correspond à ce qu'on appelle le français "snobé" de Cotonou. C'est un français mal compris, destiné surtout à épater, dans lequel on trouve des fautes systématiques et imprévisibles, le tout dans un style hypercorrectif avec l'emploi du subjonctif et l'utilisation délibérée de mots rares.

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Comme vous je découvre les caractéristiques du pays où sont émis les timbres que je vous présente

et aujourd'hui encore j'ai appris sur ce pays d'Afrique, le Bénin. 

Merci infiniment de votre visite et de vos commentaires, à bientôt